Pompière en Saône et Loire et fière de l'être !

CapturePeut-on dire Sapeuse-pompière ? Cela peut être choquant d’un point de vue grammatical ou orthographique. Même si cette appellation sonne “moche” aux oreilles, petit à petit elle va prendre place dans le langage jusqu’alors un peu “machiste” des pompiers, comme ce fut le cas de biens d’autres métiers par le passé. En effet, on n’appelle plus une pharmacienne « un pharmacien», une policière “un policier” ni une magistrate « un magistrat ». Quant à la générale, elle n’est plus l’épouse du général, mais bien désormais une femme au sommet de la hiérarchie militaire.Quelle autre possibilité pour « pompier » ? Même l’Académie française n’a pas désavoué la féminisation. Au delà de la polémique sur l’appellation, la réalité du terrain est bien là pour nous montrer qu’en ce 8 mars, journée mondiale de la femme,la féminisation d’un service public, comme celui des pompiers de Saône et Loire n’est pas un vain mot. Aujourd’hui 12 % des pompiers volontaires ou professionnelles du département sont des femmes, alors que les statistiques nationales approchent les 4%. Même si elles occupent aussi bien des postes de manager dans les casernes ou à la direction, que des postes de “femmes du rang”, elles sont pratiquement 50% dans le service de santé et de secours médical, principalement comme infirmières de pompier. Pour la Journée mondiale de la femme, c’est l’occasion de faire un court historique de l’intégration des femmes dans le milieu pompier. Retour historique Ce choix a été rendu possible le 25 octobre 1976 par le décret qui mentionne que les Françaises ont le droit d’entrer, sous certaines conditions, comme professionnelles ou volontaires dans les corps des sapeurs-pompiers civils du service public. L’article 9 indique clairement «  Les corps des sapeurs-pompiers communaux peuvent être composés de personnels tant masculins que féminins ». La parité est poussée jusqu’à la modification du vocabulaire utilisé comme indiqué dans l’article 2 : « A l’article 13 du décret susvisé du 7 mars 1953, le mot « hommes » est remplacé par le mot « sapeurs-pompiers ». Cette publication donne du sens et rend légitime l’accès au métier de sapeur-pompier pour les femmes. Notons que, de manière bien antérieure,  le préambule de la Constitution de 1946 précisait déjà que « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». A partir des années 1960 -1965, les femmes aidaient régulièrement leurs époux sapeurs-pompiers dans le transport et la gestion du matériel de secours. Précisons également que le décret d’octobre 1976 fait écho, un an plus tôt, à des lois de portée générale qui concernent les femmes employées dans la fonction publique. Celle du 10 juillet 1975 modifiait l’article 7 du statut général des fonctionnaires, permettant l’accès des femmes aux emplois des collectivités locales. Etre une femme et sapeur-pompier est aujourd’hui reconnu dans les textes et sur le terrain. Pour la lieutenante Bénédicte Brochot, «La sapeuse-pompière  est bien intégrée… » avant d’ajouter « …à l’image de notre société » [gallery ids="3079,3077,3076,3075,3074,3078,2981,2816,2956,2951,2947,2696,2807,2691,2565,2556,2265,2364,2255,2137,1801,405,1136,1472"]]]>

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